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«Принц и нищий» на французском языке

Книга Принц и нищий на французском языке

Le Prince et le Pauvre

4.38 39 голосов
✒ Автор
📖 Страниц 397
⏰ Время чтения 14 часов 30 минут
💡 Опубликовано 1882
🌏 Язык оригинала Английский
📌 Тип Роман
📌 Жанры Детская литература , Историческое , Приключенческое , Проза , Социальное
📌 Секции Исторический роман , Приключенческий роман , Социальный роман

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Le Prince et le Pauvre: читать книгу на французском

I. Naissance du prince et du pauvre

Dans l’antique Cité de Londres, par un beau jour d’automne du second quart du seizième siècle, naquit à une famille pauvre du nom de Canty un garçon dont elle n’avait que faire. Le même jour un autre enfant anglais naissait à une famille riche du nom de Tudor, qui aurait pu difficilement se passer de lui. Toute l’Angleterre, d’ailleurs, le réclamait avec impatience. L’Angleterre l’avait si longtemps attendu, elle l’avait tant souhaité, elle avait tant prié Dieu de le lui accorder que, maintenant qu’il était là, le peuple était presque fou de contentement. Des gens qui se connaissaient à peine se sautaient au cou et s’embrassaient en pleurant. Tout le monde chômait. Grands et petits, riches et pauvres festoyaient, dansaient, chantaient, s’attendrissaient. Cela dura plusieurs jours et plusieurs nuits. Le jour, Londres était splendide à voir : ce n’étaient que gais drapeaux flottant à tous les balcons et sur tous les toits, superbes cortèges marchant processionnellement. La nuit, le spectacle n’était pas moins magnifique : partout, au coin des rues, flambaient de grands feux de joie, et la foule, qui se pressait autour, éclatait en bruyants transports d’allégresse. Dans toute l’Angleterre, il n’y avait qu’une voix pour conter merveille du nouveau-né, de cet Édouard Tudor, qui se nommait aussi le prince de Galles. Quant à lui, emmailloté dans ses langes de satin et de soie, inconscient de tout ce tapage, il regardait avec de grands yeux, sans y rien comprendre, les beaux seigneurs et les belles dames qui le soignaient, le veillaient ou ne le veillaient pas – ce qui, au reste, lui était égal. Mais personne ne parlait de l’autre bébé, de ce Tom Canty, empaqueté dans ses pauvres guenilles, et si malencontreusement tombé comme une tuile parmi les misérables qui déjà ne s’accommodaient guère à leur sort.

II. Enfance de Tom

Sautons quelques années.
Londres avait alors quinze siècles d’existence. C’était une ville fort grande pour l’époque. Elle comptait cent mille habitants ; d’autres disent le double. Ses rues étaient très étroites, tortueuses et sales, surtout à l’endroit où demeurait Tom, près d’un pont appelé London Bridge. Les maisons étaient en bois, le second étage surplombant le premier, le troisième étalant les coudes par-dessus le second. D’année en année elles gagnaient en hauteur et s’étendaient en largeur. Des poutres en croix de par Dieu formaient le squelette de la charpente ; dans les intervalles s’entassaient des matériaux solides enduits de plâtre. Les poutres étaient peintes en rouge, en bleu ou en noir, au gré et au goût du propriétaire, ce qui donnait à l’ensemble des constructions un aspect pittoresque. Les fenêtres étaient petites avec des vitres en losange ; elles s’ouvraient extérieurement et tournaient sur des gonds comme des portes.
La maison qu’occupait le père de Tom était au fond d’un cul-de-sac empuanti, nommé Offal Court, c’est-à-dire la cour des issues d’animaux, qui donnait dans Pudding Lane. C’était une masure, basse, délabrée, rachitique, mais pleine comme un œuf de pauvres et de va-nu-pieds. La tribu des Canty nichait dans un galetas au troisième étage. Le père et la mère avaient une espèce de lit dans un coin. Par contre, Tom, sa grand-mère et ses deux sœurs Bet et Nan n’étaient pas limités : ils avaient tout le parquet pour eux et couchaient où et comme ils voulaient. Il y avait bien les restes d’une paire de draps et quelques bottes de paille malpropre, mais cela ne pouvait bonnement faire des lits ; on les roulait en tas le matin, et chacun en prenait, le soir, ce qu’il jugeait bon.
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